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Rendez
à Dieu
29e
dimanche du Temps ordinaire
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Interpréter Évangile L’opposition se poursuit entre Jésus et les représentants d’une religiosité réduite à des formalités et instrument de pouvoir. Ses interlocuteurs ne sont vraiment pas intéressés à connaître la vérité; ils veulent sauvegarder leur pouvoir, leurs traditions, leurs privilèges. Ils cherchent donc à engager Jésus dans une discussion qui, en chaque cas, le mettrait en mauvaise lumière, auprès de l’autorité romaine comme auprès du peuple. Jésus ne tombe dans le piège et une fois de plus il renverse la situation en posant la question lui-même. C’est à partir de l’effigie gravée sur la monnaie que Jésus lance son message en dépassant le milieu du simple pouvoir mondain. La monnaie qui lui est présentée est celle avec laquelle chaque personne de 12 à 65 ans, soumise au pouvoir romain, devait payer pour les œuvres publiques de l’empire, le soi-disant tributum capitis. Une monnaie « impure » que, par cohérence, les Juifs observants n’auraient pas dû garder habituellement sur eux. À partir de cette effigie, Jésus relativise le pouvoir de César. Un pouvoir qui arrive seulement jusqu’où arrive la monnaie. L’effigie de Dieu est au contraire présente en tout être humain. Que signifie « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu ». Jésus laisse à ses interlocuteurs de tirer les conclusions. Première lecture et psaume La référence à Cyrus, roi de Perse (558-528 av. C), qui en 539 occupe Babylone et délivre les Hébreux, n’est pas un simple fait de chroniques. C’est un signe prophétique : Dieu est le Seigneur de l’histoire. Il accomplit son projet à travers les causes humaines, en se servant aussi de ceux qui ne le connaissent pas. Le païen Cyrus est donc présenté comme un instrument choisi par le Seigneur pour délivrer le peuple d’Israël. Cependant, le récit prophétique précise en même temps : « Je suis le Seigneur, il n’y en a pas d’autre ». Référence claire au récit évangélique où l’autorité de César est liée à une simple monnaie dévalorisée alors que la seigneurie de Dieu est sur toute la terre, sur chaque être humain. C’est pourquoi le psaume 95 chante : « Il est grand le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux : lui, le Seigneur, a fait les cieux ». L’assemblée répond en chantant : « Le Seigneur est grand et digne de toute louange ». Deuxième lecture Ce récit est le début de la première lettre aux Thessaloniciens, écrite par saint Paul vers 50/51 alors qu’il était à Corinthe. C’est le plus ancien document des textes néotestamentaires.
Sylvain (ou Silas) est un judéo-chrétien de Jérusalem, compagnon de Paul
dans son deuxième voyage missionnaire (cf. Ac 15, 40). Converti par Paul
à Iconium, Timothée devint son plus proche collaborateur.La
tradition veut qu’il soit le premier évêque d’Éphèse; c’est à lui que
sont adressées deux lettres de Paul. Annoncer
À travers un roi païen, Dieu réalise la libération de son peuple, le reste
d’Israël, comme un deuxième grand exode semblable à celui de l’Égypte. L’histoire du salut procède habituellement avec et à travers l’histoire des humains. Le christianisme n’est pas une évasion dans une religiosité aliénante mais un engagement de collaboration avec Dieu dans l’histoire afin que son règne arrive. Enseigner
Dieu est le Seigneur de l’histoire. Il est tout-puissant. Cependant, il
est le premier à respecter sa création. Exhorter Le respect envers une personne
se manifeste également en respectant ses biens. Par conséquent, nous rendons
un culte à Dieu d’abord en respectant, en aimant ce qu’il a créé et particulièrement
en aimant l’être humain en qui il a imprimé son image.
Pour être « incarnée » dans l’histoire, la célébration liturgique n’a
pas besoin de se transformer en lieu de propagande, même si elle est bonne
et au service de l’Église. C’est pourquoi les soi-disant « journées »
nationales ou diocésaines ne doivent pas altérer la liturgie dominicale
et festive prévue par les livres liturgiques.
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